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Soutenance de mémoire de Rémi Démol

Date
Vendredi 16 mars 2018
Débute à 11:30

Contact
Mbelu Kalonji
514-340-4711 poste 5238

Lieu
B-529
2500, chemin de Polytechnique
Montréal, QC Canada
H3T 1J4

Site Web | Itinéraire et carte

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Parmi les réacteurs gaz-liquide, la colonne à bulles est largement utilisée dans les industries chimiques et biochimiques. Ce réacteur emblématique, qui est doté d’une géométrie relativement simple, offre un très bon transfert de matière et de chaleur. L’agitation du milieu réactionnel est assurée par l’ascension des bulles au sein de la phase liquide continue.

Néanmoins, l’hydrodynamique s’avère complexe et bien que de nombreuses corrélations pour quantifier le transfert de matière ont été mises au point, la conception et la mise à l’échelle des colonnes à bulles demeurent des étapes ardues. À défaut d’avoir à disposition suffisamment d’informations sur l’hydrodynamique, l’hypothèse d’un mélange parfait est souvent émise afin d’établir les règles de mises à l’échelle, ce qui est fort rudimentaire. Cette hypothèse est clairement mise en défaut en pratique et particulièrement pour de grandes échelles industrielles. Une meilleure connaissance de l’hydrodynamique locale est alors nécessaire.
Le développement de la mécanique des fluides numérique durant ces dernières décennies permet d’envisager la simulation de l’écoulement au sein de tels réacteurs afin d’accéder à l’hydrodynamique locale.
Néanmoins, les capacités actuelles demeurent limitées pour tenir compte des phénomènes physiques complexes tels que la turbulence, les phénomènes de transfert et les réactions chimiques. Une option, utilisée dans ces travaux, consiste à combiner la simulation numérique (CFD) à un modèle compartimental (CM). La boîte à outils en libre accès OpenFOAM est utilisée afin de simuler l’écoulement avec laturbulence. Ensuite, différents compartiments sont construits en fonction d’une propriété de turbulence, à savoir le taux de dissipation d’énergie cinétique turbulente (!). Finalement, dans chaque compartiment, les valeurs moyennes locales de diamètre de bulle et de coefficient de transfert de transfert de matière côté liquide sont évaluées.

Cette approche énergétique n’a pas permis d’atteindre l’objectif escompté, les compartiments déterminés n’ont pas été jugés pertinents vis à vis des phénomènes physiques en jeu. La principale raison réside dans la faible énergie dissipée au sein des colonnes à bulles en régime homogène. Sans grande surprise, la variation de turbulence rencontrée dans les différentes zones de la colonne à bulles en régime homogène est faible. Par conséquent, il est difficile de définir précisément les compartiments sur le critère choisi pour ce réacteur et dans ce régime particulier.

Finalement une autre option, basée sur le patron d’écoulement, a été jugée plus pertinente afin de bâtir les différents compartiments.

© École Polytechnique de Montréal
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